Immobilier : acheteurs, quelles opportunités s’offrent à vous cette année ?

Après une année de transactions record en 2021, les acheteurs sont-ils toujours aussi présents en agence en ce début d’année ? Les prix continuent-ils de grimper partout en France ? Et quelles opportunités peut-on encore saisir selon les marchés locaux où l’on se situe ? Pour établir un diagnostic complet des possibilités qui s’offrent aux acheteurs en ce début d’année, "Le Grand rendez-vous de l’immobilier" (Capital / Radio immo) reçoit Brice Cardi, président du réseau immobilier L’Adresse.


Tuons le suspens tout de suite. Malgré la légère remontée des taux et le retour de l’inflation, les acheteurs restent toujours aussi nombreux sur le marché en ce début d’année, affirme notre invité. Ainsi, le premier trimestre 2022 devrait enregistrer un nombre équivalent de transactions à celui de l’an passé. Autre constante qui ne se dément pas depuis la fin du premier confinement : le marché immobilier demeure incroyablement disparate, beaucoup d’acheteurs continuant se détourner des grandes agglos pour jeter leur dévolu sur les villes moyennes. Un exemple frappant : une ville comme Evreux, qui comptait en permanence une trentaine de biens à la vente avant le confinement, n’en dénombre aujourd’hui tout au plus… que 5 à 10, explique notre invité. Dans le même temps, les villes de l’Ouest de la France restent, elles aussi, particulièrement prisées des acquéreurs : les communes de Vendée et de Bretagne sont prises d’assaut. Une ville comme Angers a vu ses prix bondir de 20% en un an !


Dans une seconde partie de notre entretien, le patron de L’Adresse fait le point sur les aides à l’achat que les primo-accédants peuvent continuer à solliciter (prêt à taux zéro, aides locales…) au moment de monter leur dossier de prêt. En outre, notre invité met en garde contre un effet inattendu du tout nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) qui oblige depuis peu à afficher le montant des dépenses en énergie d’un logement sur l’annonce de vente. Une information qui se retourne contre certains acheteurs : face à la hausse des coûts de l’énergie, certaines banques intégrent en effet cette information pour recalculer le reste à vivre et retoquer des dossiers…


Une véritable petite bombe ! Quelques semaines avant qu'elle ne soit définitivement adoptée, "Le Grand rendez-vous de l'immobilier" avait analysé les répercussions de la nouvelle loi qui depuis mi-février entend totalement libéraliser le marché de l'assurance de prêt immobilier. Mi-février, députés et sénateurs se sont en effet accordés sur un texte qui permet aux détenteurs de crédit immobilier de changer à tout moment d'assurance de prêt. A la clé, plusieurs milliers d'économie possibles pour les particuliers...


Pour rappel, lorsque vous souscrivez un crédit immobilier, vous êtes le plus souvent contraint de souscrire l'assurance de prêt groupe de votre banque. Des contrats qui pour, nombre de profils, restent souvent plus chers que des contrats d'assurance individuels. Avant le vote de la loi, les ménages pouvaient changer d’assurance de prêt au cours de la première année de souscription, et à chaque date d’anniversaire du contrat les années suivantes. Avec cette nouvelle disposition, qui entrera en vigueur à partir du 1er juin pour les nouveaux contrats, et à partir du 1er septembre pour les contrats déjà existants, ce sera donc désormais à tout moment, quelle que soit l'année. Astrid Cousin, porte-parole du courtier Magnolia, nous décrypte les avantages de la nouvelle loi dans le reportage ci-dessus.